D769 : L’ADEC s’inquiète des dérives financières

L’ADEC, a toujours déclaré son désaccord avec le doublement de la D 769 à hauteur de la commune de Caudan. Ce projet passéiste ne répond pas du tout aux besoins et aux urgences sociétales actuelles. A l’inverse, il entraîne la suppression d’espaces naturels (15, 55 ha impactés) et la destruction de zones humides, atteignant 27 espèces d’oiseaux et, au total, 56 espèces de faune et de flore protégées. L’association a également régulièrement alerté sur les risques pour la santé humaine, dus au bruit supplémentaire lié notamment à la vitesse, portée à 110Km/h mais aussi aux émissions accrues de polluants atmosphériques et notamment les particules fines et le dioxyde d’azote, génératrices de maladies graves. « Toutes observations qui avaient conduit le Conseil National de Protection de la Nature (CPPN) à porter un avis défavorable sur le projet », rappelle l’ADEC.

Non seulement ce projet est négatif pour le climat, la nature et la santé, mais il est aussi très coûteux. Et, récemment, le département a annoncé que, d’abord estimé à 18 millions, ce projet est aujourd’hui prévu à 30 millions !

S’il est exact que des travaux supplémentaires ont été ajoutés à la demande de l’ADEC des riverains et de la municipalité, ils n’expliquent pas cette brutale dérive.

Au vu de ce coût environnemental et financier élevé et de l’état inquiétant des finances publiques, l’association estime donc que cet argent aurait pu servir non seulement à de meilleures compensations environnementales et de protection des riverains impactés (boisement supplémentaire, ajout de protections anti-bruit, mesures de la pollution de l’air, amélioration de l’échangeur avec la N165…) mais aussi à d’autres investissements dans des secteurs tels que la santé, le social ou l’éducation.

Plus que jamais, l’ADEC demande donc une nouvelle fois la création d’un Comité de Suivi, associant la population et les associations aux côtés des techniciens et des élus, aux réunions régulières abordant toutes les questions. Les citoyens ont le droit à l’information et à la transparence des décisions. 

Communiqué de presse, partiellement repris par Le Télégramme et Ouest-France.


L’ouverture totale de l’échangeur de Restendrezen devrait se faire le 19 mai. Celui de Kergohal sera alors fermé.