Voici les avis formulés par l’ADEC lors des enquêtes publiques portant sur deux modifications du PLU afin de créer un parc photovoltaïque à Lézévorc’h et étendre la zone d’activité de Kerpont. Ces enquêtes sont closes le 19 décembre.
Création d’un parc photovoltaïque à Lézévorc’h
https://www.registredemat.fr/plu-dpmec3-caudan-2025
Même si elle regrette qu’il soit impossible de remettre le site en état, l’ADEC, Association de défense de l’environnement de Caudan, approuve le projet présenté
– qui permet d’utiliser au mieux un espace très dégradé ;
– qui permet la production d ‘une énergie renouvelable non carbonée ;
– qui, par le recouvrement par une couche d’argile, devrait empêcher la diffusion des polluants enfouis ;
– qui annonce le nettoyage des zones humides amont et aval, ainsi que des boisements proches ;
– qui n’a d’impact important ni sur le voisinage, ni sur l’environnement.
Il importe cependant que les mesures de suivi de la qualité des eaux (évaluation environnementale p,185) soient effectives et prolongées au-delà de 4 ans.
Il serait souhaitable que les travaux permettent l’éradication des espèces invasives, décrites comme nombreuses sur le site.
Même si ce n’est pas l’objet de la présente enquête, l’ADEC réaffirme qu’il est anormal que ce projet rapporte de l’argent au propriétaire du terrain, alors que celui-ci a bafoué pendant plus de 20 ans la réglementation en comblant illégalement un vallon de terre, gravats et déchets parfois dangereux.
Caudan, le 15 décembre 2025.
Extension de la zone d’activité de Kerpont
https://www.registredemat.fr/plu-mdc2-caudan-2025
L’ ADEC, Association de défense de l’environnement de Caudan, prend acte de l’interdiction d’établissements Seveso et de la volonté affichée de « réaliser une opération exemplaire en termes […] d’aménagement, […] respectueuse de l’environnement. »
Cependant, les objections que nous avons émises lors des différentes concertations demeurent.
Même si la consommation d’espaces agricoles s’avère moindre que dans les premières versions, l’extension se fait aux dépens de terres agricoles, en poursuite de l’étalement urbain.
Les mesures de préservation des zones humides ou des haies ne compenseront pas l’artificialisation de ces 35 ha qui réduira leur biodiversité, ainsi que leur capacité à répondre au déréglement climatique.
L’extension va accentuer la concentration d’activités le long de la N165 et la circulation tant de camions que d’automobiles sur cet axe déjà très encombré. Les réponses données apparaissent insuffisantes : l’utilisation des transports collectifs doit être encouragée, mais reste un pari ; l’existence de voies cyclables à l’intérieur des deux zones serait plus crédible si elle s’inscrivait dans un réseau les reliant au reste de l’agglomération. A ce jour, seule la liaison avec le centre-ville de Caudan existe.
La proximité de l’important lotissement de la Montagne du Salut avec la zone d’activité prévue à Lézevorc’h peut être source de problèmes de voisinage : bruit, odeurs, pollutions, circulation accrue. Le réglement de la zone, réservée à des activités artisanales, édicte des normes d’implantation, mais n’offre aucune garantie à cet égard. La qualité de vie des riverains risque donc d’être endommagée, la zone tampon boisée plantée récemment n’étant en aucun cas une protection suffisante.
L’accès aux quelques maisons de Kerloïc et du Poux, déjà cernées par les zones d’activités, sera rendu plus difficile par une circulation accrue de véhicules d’entreprise.
Dans ces conditions, l’association maintient son avis négatif sur un projet qui ne répond qu’aux demandes des entreprises, sans même la garantie d’emplois créés si s’y installent des entreprises déjà présentes ailleurs dans l’agglomération et y délocalisant leurs locaux.
Caudan, le 15 décembre 2025.
